Nice 22 Décembre 2012

En cette belle journée de décembre nous avons décidé de faire un petit tour à Nice.

Nous avons pris le bus de Biot jusqu'à Nice, pour arrivé sur la Promenade des Anglais.

Au début du XIXe siècle c’est un modeste sentier terreux et graveleux, large de 2 mètres, nommé « Chemin des anglais », reliant la rive droite du Paillon au faubourg de la Croix de Marbre. Il est construit par la communauté anglaise hivernante et financé dit-on par le Révérend Lewis Way.

Le 29 avril 1836, le Conseil municipal approuve le projet soumis, par l’architecte de la ville Antoine Scoffier, où figure le tracé, dessiné dès 1830, avec une extension et un gabarit à l’échelle de l’actuelle Promenade.Il est surélevé de 5 mètres au dessus du niveau de la mer. Sa largeur est de 23 m mais seulement 12 m sont exécutés.

En 1854-1856, la voie prend le nom de Promenade des Anglais et est prolongée jusqu'à Magnan selon le projet de l'architecte François Aune. D'importants travaux sont ensuite effectués, elle est élargie de 11 m en dehors du talus pour y former une allée à double rangée d'arbres. La promenade est prolongée jusqu'à Sainte-Hélène en 1878, Carras en 1882, et enfin jusqu'au Var, en 1903. Les villas et leurs jardins sont peu à peu détruits et remplacés par des palaces, des hôtels et des casinos, ou des immeubles résidentiels. La circulation automobile se développe et commence à poser problèmes dès les années 1920.

Basilique Notre-Dame

La basilique Notre-Dame à Nice est située sur l'avenue Jean-Médecin dans le centre-ville.

Elle fut bâtie entre 1864 et 1868 selon les plans de l'architecte français Louis Lenormand. Il s'agit de la plus grande église de Nice. De style néogothique, elle s'inspire de la cathédrale d'Angers. La basilique comporte deux tours carrés de vingt-cinq mètres de hauteur, surmontant de part et d'autre une grande rosace représentant des scènes du mystère de l'Assomption.

Sa construction s'inscrivait dans le cadre d'une volonté des autorités de franciser la ville après l'annexion du comté de Nice à la France. Les édifices de style gothique étaient en effet censés être caractéristiques d'un style français.

Cathédrale orthodoxe russe Saint-Nicolas

La cathédrale orthodoxe russe Saint-Nicolas est située boulevard Tzaréwitch à Nice. Classée monument historique par arrêté du 11 août 1987, c'est l'un des édifices orthodoxes russes les plus importants hors de Russie.

En raison de l'importance de la communauté russe installée à Nice au cours de la deuxième partie du XIXe siècle, il fut décidé la construction d'une église russe dans la ville. La tsarine Alexandra Fedorovna lança une souscription dès 1856 et l'église Saint-Nicolas-et-Sainte-Alexandra, fut inaugurée rue Longchamp, en 1859. Elle est alors la première église russe d'Europe de l'Ouest. Mais rapidement, elle devint trop petite pour la colonie russe qui ne cessait de grandir.

En 1903, dans le parc Bermond, débuta la construction d'une cathédrale selon les plans de Préobrajenski, professeur d'architecture à l'Académie impériale des beaux-arts de Saint-Pétersbourg.

C'est à cet endroit qu'en 1865, le tsarévitch Nicolas Alexandrovitch, fils d'Alexandre II, s'était éteint à l'âge de vingt ans des suites d'une méningite, alors qu'il séjournait à la villa Bermond que son père avait louée. Peu de temps après, celui-ci acheta le parc, rasa la villa et fit édifier une chapelle en hommage à son fils, à l'endroit exact où ce dernier était mort. C'est à proximité de cet oratoire construit par l'architecte David Grimm, que la cathédrale fut bâtie. Elle fut inaugurée en 1912.

De 1923 à 2010, c'est une association cultuelle qui gérait la paroisse orthodoxe Saint-Nicolas de Nice et donc la cathédrale. À partir de novembre 2006, la Fédération de Russie revendiqua la propriété de la cathédrale en s'appuyant sur le fait que le terrain sur lequel elle fut construite, appartenait à la famille impériale de Russie avant la Révolution russe de 1917. L'affaire fut portée devant la justice qui donna raison à la Fédération de Russie.

De 1931 à 2011, la cathédrale dépendait de l'archevêché des Églises orthodoxes russes en Europe occidentale du Patriarcat œcuménique de Constantinople. Elle est depuis rattachée au diocèse orthodoxe russe de Chersonèse du Patriarcat de Moscou et de toute la Russie.

Retour sur la Promenade des Anglais après une bonne ballade.

Palais de la Méditerranée


Après la Grande guerre, la riche clientèle hivernante est de retour, les hôtels collinaires tombent en désuétude au profit des nouveaux palaces installés le long du bord de mer. La vogue est aux bains de mer et aux jeux de hasard.

En 1920, dans l'esprit des décideurs économiques, un troisième « Palais des Fêtes » s'impose pour fidéliser la clientèle. Le projet prend forme grâce au financier Frank Jay Gould, et à l'expérience de l'hôtelier Joseph Aletti et du casinotier Edouard Baudoin qui ont la volonté d’édifier le casino le plus beau du monde. Après concours, sa construction est confiée au cabinet d'architectes Dalmas Père et fils.

Le plan utilisé rappelle celui de la façade de l'Opéra de Paris. Le résultat est impressionnant : l'usage du béton armé permet des élévations et des portées jamais égalées jusque-là. Les façades et sa décoration intérieure sont entièrement Art déco. La façade sud est décorée de figures féminines et de chevaux marins sculptés par Antoine Sartorio.

1934: le bâtiment est modernisé, et perd son caractère Art déco à partir de la Seconde Guerre mondiale. La société d'exploitation est mise en liquidation judiciaire en 1978. Il fut par la suite racheté par des investisseurs qui souhaitaient le raser.

1981: le décor et le mobilier du palais sont vendus aux enchères ainsi que ses fameux vitraux. À l'exception de deux de ses façades, le casino est entièrement démoli en mai 1990. Sensible aux arguments des écrivains Michel Butor et Max Gallo, mobilisés avec diverses associations de défense, Jack Lang, alors ministre, avait décidé du classement de la façade Art déco in extremis.

2001: la Société hôtelière du palais de la Méditerranée et la Société du Louvre investissent 120 millions d'euros pour sa reconstruction, sur incitation de l'homme d'affaires Jean-Frantz Taittinger.

Fin 2002: le Groupe Partouche obtient la gestion du futur casino du Palais.

2004: pour sa réouverture, le Palais de la Méditerranée. Désormais, c'est un complexe hôtelier de luxe avec restaurants, solarium, piscines et vue panoramique ainsi qu'un casino. Il dispose également d'une salle de spectacle.

2012: il est cédé à des investisseurs du Qatar.

Sa façade principale sur la promenade des Anglais et la façade en retour sur la rue du Congrès ont été classées au titre des monuments historiques par arrêté du 18 août 1989.

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