Articles

Mercredi 11 Aout 2010

Nous avons rendez-vous à 8 heures avec Tadashi à la gare de Tokyo pour "une journée à Arashiyama".

La région est très touristique et beaucoup de Japonais s’y rendent pour admirer les cerisiers en fleurs (sakura) ou les feuilles de l’automne (momiji). Elle reste cependant peu connue des visiteurs étrangers, qui préfèrent visiter l’est (le quartier de Gion, le Ginkaku-ji, le chemin de la Philosophie, Kiyomizu-dera) ou le nord de la ville (Kinkaku-ji, Daitoku-ji). Arashiyama est pourtant facilement accessible à partir de la gare Kyôto.

Pour cela ont doit prendre le train et le bus pour pour arriver dans la montagne. Le premier Temple le "Otagi Nembutsu Ji" est bien caché, il y a environ 1000 statuettes appelées "Rakan", Elles sont avant tout des représentations réalisées par des fidèles. La dernière a été faite en 2001. Ce temple Nembutsu fût construit par une personne qui voulait fuir la guerre.

Nous avons descendu la montagne par une petite route qui passé par un petit village très jolie. Dans ce village il y avait des artisans qui faisaient des figurines à base de cocon de vers à soie. Ils nous ont offert le thé, on a trouvé toutes ses fabrications très jolies et nous en avons acheté quelques une.

Ensuite direction un petit Temple avec de la mousse partout, le Temple appelé "Gio-Ji":


"Couvert de mousse et entouré de bambou, le Gioji (祇王寺), situé à 20 minutes à pied de la fameuse forêt de bambou, est un beau temple du quartier Arashiyama (嵐山). Cet ermitage est en l’honneur de la femme du 12ème siècle, Gio. Elle habitait à Kyoto et avait une réputation de danseuse ravissante. Son répertoire était shirabyoshi (白拍子), sorte de danse jouée exclusivement par une femme qui porte un habit tout blanc d’homme. Pour sa beauté, Gio était aimée par le gouverneur d’alors, Taira-no-Kiyomori (平清盛). Ils commencent à vivre ensemble.

L’autre jour, une fille frappe la porte de leur maison. Elle s’appelle Hotoke-gozen (仏御前). Alors que le mari refuse son entrée, Gio ouvre la porte en éprouvant de la pitié pour cette fille. Cette dernière, qui est aussi danseuse de shirabyoshi, présente ses tours devant l’homme. Son art étant plus élégant que celui de Gio, le mari change de sentiment et chasse sa femme de chez lui ; à l’époque, Gio a 21 ans et Hotoke-gozen 17 ans.

Abattue par la tristesse, Gio se retire du monde avec sa mère et soeur. Elle rase la tête pour mener une vie solitaire dans ce petit temple. Son poème (haiku 俳句, syllabe 5-7-5) exprime ses douleurs de l’amour:

短夜の  夢うばふもの  ほととぎす

Mijikayo no Yume ubau mono Hototogisu

(Traduction : ce qui m’a privé d’un rêve d’une nuit courte, c’était un coucou.)

Quelques ans plus tard, elle a la visite de Hotoke-gozen, qui avait ravi son ex-mari. Tourmentée par le sentiment de culpabilité, la deuxième n’a pas pu continuer la vie avec l’homme. Après réconciliation, elles vivent ensemble paisiblement. On voit de temps en temps un chat tout blanc, comme la tenue de danse de Gio. Est-il la réincarnation de Gio ?

Cet épisode est écrit dans «Le dit de Heike», ancienne histoire du 12ème siècle au sujet de la famille de Taira (平). Entre parenthèse, l’homme construit le sanctuaire Itsukushima sur l’île Miyajima.

Aujourd’hui, ce temple est renommé pour son jardin de mousse entouré de bambou. La qualité de terre de Kyoto étant argile et imperméable, la mousse est souvent utilisée dans des temples de Kyoto." (http://guidetadashi.blogspot.com/)

Nous sommes ensuite partie voir le Tenryü-Ji:


"Tenryū-ji (天龍寺) est un temple bouddhiste zen relevant de l'école Rinzai. Fondé en 1345 par le shogun Takauji Ashikaga (1305-1358) et le moine Musō Soseki (1275-1351), c'est le temple principal de la branche Rinzai Tenryū-ji et le premier des gozan (cinq grands temples de Kyōto)."

Avant d'allé manger nous sommes passé dans la forêt de Bambou. C'est très beau et très grands, en 7 ans les bambou ont atteints leurs tailles adulte.

"Non loin de la gare d'Arashiyama se trouve une forêt de hauts bambous, traversée par une large allée. Bien qu'elle ne soit pas très étendue, elle reste assez impressionnante, la hauteur de certains bambous dépassant facilement la vingtaine de mètres. Il n'est pas possible d'entrer dans la forêt elle-même, qui est protégée par des barrières elles aussi en bambou. La forêt est fréquemment traversée par des tireurs de pousse-pousse qui transportent jusqu'à deux personnes dans leur chariot. Il est possible de louer leurs services pour dix, quinze minutes, jusqu'à une heure - ils font alors visiter la forêt, et tous les environs de la gare d'Arashiyama : jusqu'à la rivière et aux ruelles. A la fin de la promenade en pousse-pousse, où les chauffeurs racontent (en Japonais) des détails divers sur le quartier, les passagers reçoivent des autocollants à collectionner - il y en a un pour chaque saison. Les chauffeurs sont très sympathiques et proposent aux touristes de les prendre en photo assis sur le pousse-pousse aux endroits remarquables du circuit." (http://www.cityzeum.com/la-foret-de-bambous-a-arashiyama)

Sur cette photo on voie le

"Le Togetsukyō («pont qui traverse la lune»), un pont de bois traversant la Hozu-gawa(qui change de nom à cet endroit exact pour devenir la Katsura-gawa). Ce pont a été représenté par Hokusai Katsushika, dans sa série d’estampes Vue des ponts célèbres.

On peut d’ailleurs descendre les rapides de la rivière Hozu-gawa en bateau de bois traditionnel (Hozugawa kuntaro). L’activité se pratique depuis plus de cinq cents ans, elle dure deux heures pour faire les seize kilomètres de la rivière. Le départ se fait près de la gare Kameoka et l’arrivée sera le Togetsukyō.

Il est également possible de découvrir la rivière en vieux train couvert de type trolley, appelé torokko (de l'anglais truck) en japonais, de la compagnie de chemin de fer touristique de Sagano (Sagano Kankō Tetsudō), surnommé Romantic Train en anglais. Le départ se fait à la gare Saga-Arashiyama. Le train serpente d’abord dans les montagnes puis il suit le cours de la rivière. Ce parcours est particulièrement apprécié en automne, les érables rouges étant partout dans la montagne.

Au mois de mars, les jeunes filles de treize ans, habitant la ville de Kyōto, obéissent à une tradition unique à la cité. Habillées d’un kimono à manches longues (furisode), coiffées et maquillées, elles viennent traverser le pont Togetsukyō et prier au temple. On peut en voir quelques-unes les dimanches de mars, précédées par leur père qui filme la scène et suivies par leur mère et leur grand-mère qui les photographient."

Nous avons mangé dans un restaurant spécialiste des nouilles au sarrasin. C'était trop bon mais le tofu nature c'est pas terrible.

Nous sommes partie en direction du dernier Temple, il fait super chaud et le soleil cogne dur.

Dans ce Temple, il y a un super jardin du style Emprunté. C'est vraiment magnifique.

Sur Cette photo, nous pouvons voir un encrier géant.

"Le shakkei « paysages empruntés » ou « emprunt du paysage » est une technique japonaise utilisée par les paysagistes pour donner l’impression d’un jardin aux dimensions infinies, les jardins japonais étant généralement plus petits que les jardins chinois. Des arbres dissimulent les limites réelles du jardin, et des éléments distants (naturels comme des montagnes, ou construits comme des temples ou des pagodes) sont « capturés » dans la composition du jardin. Les Japonais utilisaient autrefois le terme ikedori « capture vivante » pour cette technique.

Le shakkei recourt à quatre plans de composition distincts :

  • l’avant-plan joue un rôle relativement mineur,
  • le second plan utilise des éléments soigneusement positionnés pour lier le jardin aux paysages distants, et entraîner le regard vers ceux-ci,
  • le troisième plan est constitué par les limites du jardin (arbres, haies, murs) qui dissimulent les structures environnantes non désirées et créent le cadre qui permet de voir ces paysages lointains ; ces limites doivent être irrégulières et discrètes pour renforcer le lien (et ne pas causer de rupture voyante) entre le jardin et le paysage,
  • le paysage emprunté lui-même constitue le quatrième plan.

Ainsi, les montagnes situées au-delà du jardin semblent lui appartenir, et on pense pouvoir s’y rendre par les multiples chemins qui se perdent derrière les rochers.

Les premières descriptions de cette technique sont mentionnées dans un ancien manuel de jardinage chinois, le Yuanye. Il indique quatre types de shakkei : emprunt lointain (enshaku), emprunt proche (rinshaku), emprunt en hauteur (gyoushaku) et emprunt en contrebas (fushaku).

Parmi les jardins les plus célèbres utilisant la technique du shakkei, on trouve :

  • Tenryu-ji à Kyōto, qui utilise le mont Arashiyama, et constitue vraisemblablement l’utilisation la plus ancienne au Japon,
  • Enstu-ji et Shoden-ji à Kyōto, avec le mont Hiei,
  • Isuien à Nara, qui incorpore la porte Nandaimon du temple Tōdai-ji et les collines de Nara, dont le mont Wakakusa
  • Ritsurin-kōen à Takamatsu, avec le mont Shiun"

Nous sommes ensuite partis sur le chemin du retour, vu qu'on avait un peut de temps avant l'arrivé du train on a pris une glace.

15 heures 30, nous sommes de retour à l'hôtel, on s'est posés et on a fait une petite sieste jusqu'à 17 heures 30. On est partis prendre un goûter et on est allé un peut sur le pc, ensuite c'était l'heure de notre rendez-vous avec le groupe français pour le restaurant et le karaoké avec Tadashi.

Dans le restaurant il y avait des énormes coupes glacée pour 8 ou 10 personnes, des japonais en avaient réservé une, car il faut prévenir 3 jours à l'avance.

Après direction le karaoké, j'ai pas chanté dans le micro mais c'était trop bien, on a bien ris. Le retour en taxis été marrant aussi.

Voilà fin de la journée.

Free business joomla templates